Le diabète et l’enfant, voici un sujet vaste et douloureux. Le plus douloureux sans doute est pour les parents. Les enfants nous apprennent la résilience et sont souvent bien plus courageux que les adultes, sans doute à cause de leur optimisme naturel et leur ingénuité. Ils ont une confiance innée en l’adulte et la vie. Les parents de façon automatique et compréhensive répercutent leur peur et leur stress sur leur enfant.

La gestion du diabète chez l’enfant est sujet de discordes au sein du corps médical. On est fort de constater avec beaucoup de regret, que peu de médecins généralistes et pédiatres de ville sont bien formés. L’organisme des petits étant en constante évolution et besoin d’énergie, il est difficile à réguler. Ils naviguent facilement entre les hypoglycémies et les hyperglycémies. En effet, une fièvre, une infection quelconque, un surplus d’activité et c’est l’hypoglycémie. A contrario, un anniversaire, le soda de trop et c’est l’hyperglycémie.

Je suis effarée lorsque je vois les menus des cantines scolaires. Aucune n’a, en ce qui me concerne, une alimentation réellement équilibrée. Il y a trop de sucre, trop de proteines animales, trop de gras. Et pourtant ce sont des nutritionnistes qui composent les menus. Je suis aussi très surprise du nombre de gâteaux qui circulent dans les écoles. Les goûters ne sont pas des fruits mais du pain et du chocolat. Comment peut-on envisager d’inculquer les bonnes bases de la nutriton dans ces conditions?
Il ne me semble pas judicieux et opportun de laisser un enfant en hyperglycémie constante par peur de l’hypoglycémie. Comment peut-on prétendre éduquer un enfant avec ce genre de gestion? Comment peut-on imaginer avoir par la suite un adolescent et un adulte capable de bien gérer sa maladie si enfant personne ne lui a inculqué les bonnes bases? J’entends souvent que les enfants sont en hyperglycémies par convenance médicale, sans connaître la raison. Que peut-on envisager pour ces enfants une fois attient l’âge de 30 ans, puis 40 ans? De vous à moi je n’ai pas envie de le savoir. J’en ai trop vu en tant que chirurgien vasculaire. Je préfère donner une bonne éducation dés l’apparition de la maladie pour avoir, plus tard, un adulte avec une vie normale en toute liberté.

Mes conseils

J’essaye d’éviter au maximum toute gourmandise à ma fille. Elle y a droit dans le cadre d’une récompense. Je gére l’alimentation d’un enfant diabétique comme celle de ma fille.

  • La seule différence est, en tant que diabétique, il faut contrôler régulièrement la glycémie et veiller aux hypoglycémies.
  • L’enfant doit toujours avoir un jus ou un biscuit sec à portée de main et son appareil à dextro. Un biscuit sera autorisé en cas de prodrome hypoglycémique. Au moment des récréations, il est bon que l’enfant mange un petit biscuit après avoir bien joué dans la cour.  S’il n’a pas eu d’activité physique, le biscuit ne lui sert à rien. Lors des activités sportives, il doit avoir de même des biscuits ou une banane avec lui. Il devra mieux se nourrir avant de faire son activité.
  • Les sucres lents sont indispensables.
  • Chez l’adulte comme chez l’enfant, il faut dédramatiser cette maladie. Elle n’est pas une fatalité et tous peuvent vivre normalement. Il faut cesser de véhiculer l’image handicapante du diabète. Je vous propose de me retrouver sur diabetcontrol.com pour me poser vos problématiques quotidiennes et organiser un programme à votre mesure.
  • La vie sociale d’un enfant est encore plus importante pour lui que pour un adulte déjà construit.

–  Oui, il DOIT aller aux anniversaires avec la recommandation de ne prendre qu’une part de gâteau, comme je le ferais avec ma fille.

– Oui, il doit partir en vacances comme tout le monde et même en colonies de vacances.

-Oui, il faut impliquer les professeurs, les amis, la famille : expliquer sans appeurer.

Cette maladie n’est pas un drame sauf si on en fait un. La connaissance doit se substituer à la peur. C’est ce que diabetcontrol.com veut vous apporter.

Permettez-moi de vous raconter deux histoires personnelles:

-Enfant, j’avais mon petit voisin de palier qui était diabétique. Il gérait et vivait tellement bien sa maladie qu’on jouait à se contrôler mutuellement nos glycémies. Il venait déjeuner chez nous sans aucun probléme. On partait aussi au ski tous ensemble avec ses parents. J’avais une dizaine d’années. Je n’ai jamais ressenti ni de gène, ni de handicap. Avant les repas on contrôlait tous nos glycémies et on se mettait à table. Il n’y avait aucne différence entre lui et moi.

-En revanche, mon cousin de 25ans, vit très mal sa maladie. Il est en  hyperglycémie constante. Son diabétologue le félicite quand son HbA1c est à 10.  Il va à l’encontre de toutes les régles. Il saute des repas. Lors d’une hypoglycémie il panique, son entourge aussi. Il mange de ce fait trop de sucre et trop vite, et se retrouve en hyperglycémie. La famille n’a pourtant pas diabolisé la maladie, lui si. Mon cousin se sent emprisonné dans cette maladie et non libre. La gestion est par conséquent très mauvaise . Dans ma famille on aime beaucoup manger, les habitudes alimentaires ne sont pas celles que je recommande.

Je vous propose de vous aider, vous et votre enfant, à gérer ensemble la maladie. Nous pouvons nous réunir et en parler. Nous pouvons faire en sorte que cette maladie ne soit ni un enfer ni une contrainte majeure.

Toutes vos questions sont utiles et pertinentes. Je vous aiderai à trouver des solutions adaptées à chacun de vos problémes.

Je suis à votre écoute, vous pouvez me contacter via le mail contact@diabetcontrol.com.

Dr Audrey Levy