Je ne sais comment être plus claire avec ce titre.

Dans mon entourage, il y a des diabétiques, des amis et des parents.

Malgré mes conseils, la lecture de mes  articles, je vois encore des erreurs alimentaires coûteuses pour la glycémie.

Un cas tout récent dans mes relations me porte, à nouveau, à réfléchir sur ma manière de vous aider.

En effet, je croyais avoir bien expliqué à une amie, mon approche sur le diabète. Je croyais avoir été claire dans mes conseils. Ce nétait pas le cas. Nous étions au téléphone quand elle m’a raconté catastrophée qu’on venait de découvrir un diabète à sa meilleure amie. Analyses sanguines avec une glycémie à jeun à 3,85 g/L. Tous étaient dans un état de panique, son fils, médecin anesthésiste, aussi.

3,85 oui, et après ??

Première erreur : la panique

Tout d’abord, il ne faut pas s’affoler.

J’ai à nouveau donné mes conseils pour  une bonne hygiène alimentaire. J’ai préconisé la lecture de mes articles pour initier la prise de conscience. J’ai tenté de rassurer en expliquant qu’une telle glycémie devait être habituelle chez cette dame, sinon elle aurait fait un malaise. Tout a une solution à partir du moment où la prise en charge médicale et médicamenteuse est mise en place.

Deuxième erreur: N’essayez surtout pas de faire baisser une glycémie élevée d’un coup !

Très gentille, mon amie prépare les repas de sa protégée. Quelle fut ma surprise en réalisant que mon amie, qui m’écoute et lit mes articles, n’a pas compris.

– « Oui, une salade et un peu de poulet. Un cheese cake sans sucre et sans gluten (car son amie est intolérante au gluten)pour son goûter. Vendredi elle aura droit à sa mousse au chocolat car il faut qu’elle vive comme tu dis Audrey! »

-« Ah bon ?? »

-« Ben oui Audrey, je ne veux perdre mon amie. Donc il faut qu’elle change. Elle ne se prépare aucun, ne mange que du chocolat. »

Je ne savais trop quoi répondre. En effet, un repas de salade verte et blanc de poulet, la glycémie baisse drastiquement à des niveaux bien infèrieurs à 2 g/L! L’organisme n’est pas habitué, il ressent un état de stress et a les symptômes l’hypoglycémie : irritabilité, agressivité, vertiges voire syncope. On parle d’hypoglycémie relative.

Les choses se font progressivement. Il n’y a aucun caractère d’urgence. On prend le temps d’analyser le régime alimentaire et on voit ce qui ne va pas. On ajuste au fur et à mesure.

Certes, avec une telle glycémie tout est à revoir, mais pas dans l’urgence. Les médicaments sont là pour faire baisser la glycémie. Et s’assoie un instant, on réfléchit et on explique les bons réflexes alimentaires.

Troisième erreur : Le sucre

– « Peux-tu me donner ta recette de cheese cake s’il te plait ? »

En lisant j’écarquille les yeux: du sucre et de la fécule de pomme de terre !! Je ne comprends pas. Quel est l’enseignement de mes articles? L’IG de la fécule de pomme de terre est de 95, celui du sucre est 68. Donc au final, cette recette est une grosse dose de sucre rapide.

La patiente joue le yoyo entre des états d’hypoglycémies, où elle doit se sentir très mal, et des états d’hyperglycémie qui sont habituels chez elle.

Mon amie a décidé de ne pas faire déprimer sa protégée en lui accordant des gourmandise durant la semaine : un cheese cake et une mousse au chocolat. C’est trop!

-« Oui Audrey, c’est ce que tu dis. Il ne faut pas créer de frustration. »

-« Certes, mais c’est un cadeau, une récompense par semaine quand la glycémie est bien stable !!! »

Je me suis posée beaucoup de questions suite à cette conversation. Mon amie qui lit tout, avec qui je discute de mon projet depuis un an, n’a pas compris.

A l’évidence, cela ne vient pas d’elle mais de moi.  Je suis médecin, j’ai la compétence et l’expérience, pas elle.

Je ne vois qu’une seule solution.

Apres une longue réflexion, je deviens de plus en plus convaincue de ce que je fais. Je suis de plus en plus convaincue que la solution EST LE SUIVI.

Il est obligatoire d’être présent et suivre un patient, pas à pas, jusqu’à la parfaite compréhension et totale application des règles alimentaires.

J’ai mis énormément de temps à construire mon site, à l’articuler pour qu’il vous apporte les réponses aux questions que vous vous posez. Je l’ai crée pour RECTIFIER rapidement les erreurs que vous faites et vous ferez.

Mon programme de trois mois est à la fois commun à tous, mais est aussi personnalisé.

Diabetcontrol est un interlocuteur interactif. Un bon moyen de prévention et de compréhension de votre diabète. J’en suis convaincue.

Je vous attends dans la prochaine session  pour vous aider, ou aider l’un de vos proches à comprendre et vivre sainement avec la maladie.

 

Dr Audrey Levy