Les laits maternisés et le diabète

Les laits maternisés et le diabète

Je me souviens de mon premier rapatriement sanitaire du service de pédiatrie de l’hôpital de Toulon vers celui de l’hôpital de Lyon.  Un diabète inaugural avait été découvert chez un enfant d’ un an et demi. La maman alertée par les énormes quantités d’eau que buvait son fils, s’était rendue aux urgences. Ils étaient en vacances. Le  diagnostic fut un choc pour cette  famille d’artistes qui ne voulait ni règles ni rigueur. Leur vie a changé  sans prévenir.

J’ai amené la maman et son enfant en ambulance jusqu’à Lyon. Je me souviens de la foule de questions qu’elle me posait: « On ne cesse de m’expliquer qu’il va falloir contrôler l’apport de sucre chez mon enfant.  Je ne comprends pas pourquoi on lui donne du lait éveil alors qu’ il y a du sucre. Je ne comprends pas pourquoi quand il boit du premier âge, ses glycémies sont correctes et dès qu’on lui donne du deuxième âge, rien ne va plus. Ceux ne sont pas des bons laits ? Pourquoi il y a du sucre ? Pourquoi on me dit de ne pas donner du sucre et on lui donne du sucre ? ».

Ma réponse fut simple : «  Je ne suis pas votre pédiatre. Je ne peux vous donner tous les conseils adaptés alors que vous allez en maternité et qu’un pédiatre vous dira autre chose. La seule chose que je puisse vous dire, Madame, c’est que vous avez raison. Regardez toutes les étiquettes et apprenez. Vous y voyez mentionné sucre, vous n’achetez pas. Cuisinez vous-même le plus possible, et ça ira.»

Que dire de plus à cette pauvre mère qui était déjà si angoissée mise à part d’être attentive à tous ses achats et d’apprendre.

Chez un bébé, un enfant, les doses d’insuline sont minimes. Ça bascule vite. Ce petit a eu une pompe insuline.

Qu’y a-t-il dans ces laits ?

Dans l’esprit collectif, les laits maternisés sont équivalent au lait maternel, voire mieux : plus pratiques, moins contraignants, « parfaitement adaptés à bébé », aussi bon que celui de maman…

Comment l’allaitement qui est la chose la plus physiologique et la plus naturelle possible a pu être aussi vite et si facilement supplémenté.

Lisez les étiquettes et vous remarquerez que les laits maternisés sont composés :

  • De lait de vache déshydraté. Ne dit-on pas qu’il est mauvais pour la santé, allergisant, trop riche pour bébé ? Pour pallier à cela, l’industrie agroalimentaire a trouvé la solution : du lait de vache déshydraté où on a enlevé ce qui est en trop et rajouté ce qu’il faut, à savoir, sans la caséine et les protéines solubles allergisantes, avec des huiles et protéines de toutes sortes. Ces laits sont vendus en pharmacie à des prix non négligeable…
  • De probiotiques à forte dose pour que bébé puisse digérer le lait de vache. Si le terrain familial est propice à l’eczéma, aux intolérances, aux troubles digestifs, aux allergies en tout genre, c’est juste bénéfique pour bébé.
  • De sucre raffiné à index glycémique élevé.
  • De l’amidon, très utile pour la satiété et aider bébé à faire ses nuits. Il prévient en principe les régurgitations. Les régurgitations sont naturelles chez un bébé mais c’est dérangeant apparemment. A partir du moment où bébé grandit et grossit bien, pourquoi s’inquiéter ?
  • Des huiles végétales de toutes sortes et notamment de l’huile de palme…
  • Du fer, des vitamines et des minéraux, des acides aminés. Oui, les laits maternisés en sont pauvres et sont source de carences graves. l’industrie agroalimentaire les  rajoute pour pallier au manque.

Je vous passe les détails de la fabrication. Personnellement cela m’a fait changer d’avis.

Et le diabète ?

On lit souvent des articles où les laits végétaux sont décriés, vus comme des sources de mauvaise nutrition, carences et j’en passe. Leurs effets sur bébé semblent plus dramatiques que bénéfiques.

En ce qui concerne les laits maternisés, on lit tout et son contraire dans les études scientifiques.

En 2013, la revue américaine « Journal of Protéome Research », publie une étude qui constate que les laits infantiles auraient plus tendance que le lait maternel à entraîner à l’âge adulte des problèmes d’obésité, de diabète, des pathologies du foie et du système cardio-vasculaire.

D’un autre côté, en 2014, l’étude internationale “Trial to Reduce IDDM in the Genetically at Risk” innocente les laits maternisés : les laits infantiles ne sont pas à l’origine de plus de cas de diabète de type 1. Ok, mais qu’en est-il du diabète de type 2 ?

L’étude ne mentionne rien, dommage.

Pour finir, en 2019, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), publie ses conclusions après avoir étudié 30 000 enfants âgés de 6 à 9 ans dans 16 pays européens. Ceux n’ayant jamais été allaités, mais nourris au lait en poudre, ont 22% de probabilité en plus d’être obèses par rapport à ceux qui ont été allaités.

Pour diminuer le risque d’obésité, l’OMS préconise un allaitement d’au moins 6 mois.

Soyez conscient qu’entre obésité et diabète de type 2, il n’y a qu’un pas. Une obésité infantile  entraine un diabète à l’âge adulte. N’oubliez pas que la sollicitation intense du pancréas provoque une résistance des tissus à l’insuline.

On oublie trop souvent l’impact psychologique du surpoids pour un enfant. Les remarques des compagnons de classe, l’isolement et l’engrenage que cela représente. Oui, j’estime que ces laits sont vraiment mauvais.

Que faire si vous ne pouvez pas allaiter ?

Je ne suis pas là pour juger mais pour conseiller.

–Si vous ne pouvez allaiter ou si vous ne voulez allaiter, utilisez les laits en poudre le moins longtemps possible et passez à une alimentation variée rapidement.

–Éviter les laits « éveil » et tous les produits laitiers industriels pour enfant. Ce sont des sucres inutiles. Lait pour lait, donnez du lait de vache écrémé ou demi-écrémé, ou sans lactose.  Ils sont moins allergisants. Après tout, dans les pays non industrialisés et moins riches que les nôtres, les enfants ont leur biberon de lait de vache ou de soja, ou de riz. Ils grandissent bien.

Pour  toutes vos questions vous pouvez m’envoyer un mail sur contact@diabetcontrol.com. Je vous répondrai avec plaisir.

Dr Audrey Levy

 

 

Une seule solution pour votre diabète!

Une seule solution pour votre diabète!

Je ne sais comment être plus claire avec ce titre.

Dans mon entourage, il y a des diabétiques, des amis et des parents.

Malgré mes conseils, la lecture de mes  articles, je vois encore des erreurs alimentaires coûteuses pour la glycémie.

Un cas tout récent dans mes relations me porte, à nouveau, à réfléchir sur ma manière de vous aider.

En effet, je croyais avoir bien expliqué à une amie, mon approche sur le diabète. Je croyais avoir été claire dans mes conseils. Ce nétait pas le cas. Nous étions au téléphone quand elle m’a raconté catastrophée qu’on venait de découvrir un diabète à sa meilleure amie. Analyses sanguines avec une glycémie à jeun à 3,85 g/L. Tous étaient dans un état de panique, son fils, médecin anesthésiste, aussi.

3,85 oui, et après ??

Première erreur : la panique

Tout d’abord, il ne faut pas s’affoler.

J’ai à nouveau donné mes conseils pour  une bonne hygiène alimentaire. J’ai préconisé la lecture de mes articles pour initier la prise de conscience. J’ai tenté de rassurer en expliquant qu’une telle glycémie devait être habituelle chez cette dame, sinon elle aurait fait un malaise. Tout a une solution à partir du moment où la prise en charge médicale et médicamenteuse est mise en place.

Deuxième erreur: N’essayez surtout pas de faire baisser une glycémie élevée d’un coup !

Très gentille, mon amie prépare les repas de sa protégée. Quelle fut ma surprise en réalisant que mon amie, qui m’écoute et lit mes articles, n’a pas compris.

– « Oui, une salade et un peu de poulet. Un cheese cake sans sucre et sans gluten (car son amie est intolérante au gluten)pour son goûter. Vendredi elle aura droit à sa mousse au chocolat car il faut qu’elle vive comme tu dis Audrey! »

-« Ah bon ?? »

-« Ben oui Audrey, je ne veux perdre mon amie. Donc il faut qu’elle change. Elle ne se prépare aucun, ne mange que du chocolat. »

Je ne savais trop quoi répondre. En effet, un repas de salade verte et blanc de poulet, la glycémie baisse drastiquement à des niveaux bien infèrieurs à 2 g/L! L’organisme n’est pas habitué, il ressent un état de stress et a les symptômes l’hypoglycémie : irritabilité, agressivité, vertiges voire syncope. On parle d’hypoglycémie relative.

Les choses se font progressivement. Il n’y a aucun caractère d’urgence. On prend le temps d’analyser le régime alimentaire et on voit ce qui ne va pas. On ajuste au fur et à mesure.

Certes, avec une telle glycémie tout est à revoir, mais pas dans l’urgence. Les médicaments sont là pour faire baisser la glycémie. Et s’assoie un instant, on réfléchit et on explique les bons réflexes alimentaires.

Troisième erreur : Le sucre

– « Peux-tu me donner ta recette de cheese cake s’il te plait ? »

En lisant j’écarquille les yeux: du sucre et de la fécule de pomme de terre !! Je ne comprends pas. Quel est l’enseignement de mes articles? L’IG de la fécule de pomme de terre est de 95, celui du sucre est 68. Donc au final, cette recette est une grosse dose de sucre rapide.

La patiente joue le yoyo entre des états d’hypoglycémies, où elle doit se sentir très mal, et des états d’hyperglycémie qui sont habituels chez elle.

Mon amie a décidé de ne pas faire déprimer sa protégée en lui accordant des gourmandise durant la semaine : un cheese cake et une mousse au chocolat. C’est trop!

-« Oui Audrey, c’est ce que tu dis. Il ne faut pas créer de frustration. »

-« Certes, mais c’est un cadeau, une récompense par semaine quand la glycémie est bien stable !!! »

Je me suis posée beaucoup de questions suite à cette conversation. Mon amie qui lit tout, avec qui je discute de mon projet depuis un an, n’a pas compris.

A l’évidence, cela ne vient pas d’elle mais de moi.  Je suis médecin, j’ai la compétence et l’expérience, pas elle.

Je ne vois qu’une seule solution.

Apres une longue réflexion, je deviens de plus en plus convaincue de ce que je fais. Je suis de plus en plus convaincue que la solution EST LE SUIVI.

Il est obligatoire d’être présent et suivre un patient, pas à pas, jusqu’à la parfaite compréhension et totale application des règles alimentaires.

J’ai mis énormément de temps à construire mon site, à l’articuler pour qu’il vous apporte les réponses aux questions que vous vous posez. Je l’ai crée pour RECTIFIER rapidement les erreurs que vous faites et vous ferez.

Mon programme de trois mois est à la fois commun à tous, mais est aussi personnalisé.

Diabetcontrol est un interlocuteur interactif. Un bon moyen de prévention et de compréhension de votre diabète. J’en suis convaincue.

Je vous attends dans la prochaine session  pour vous aider, ou aider l’un de vos proches à comprendre et vivre sainement avec la maladie.

 

Dr Audrey Levy

 

 

Le diabète et la covid-19 : état des lieux…

Le diabète et la covid-19 : état des lieux…

La deuxième vague est là et c’est indéniable. Qui pourrait se permettre de dire le contraire ? En tout cas pas moi, même si je ne suis ni virologue, ni réanimatrice, ni une experte en la gestion de ce virus.

Je voudrais faire avec vous un point de la situation.

On parle des symptômes dont la liste est exhaustive..

On parle du mode de transmission, des gestes barrières,  des distances sociales à respecter, du port du masque, du lavage fréquent de nos mains.

Attardons-nous sur les règles de sécurité

Le virus est transmis par voie orale et respiratoire au travers de gouttelettes. C’est un virus qui circule dans l’air.

Les bons gestes sont :

  • Vous mettez votre masque.

Vous le gardez et vous ne le touchez pas.

Combien de personnes ont été atteintes après avoir touché leur masque ? Ce virus n’a pas été transmis seulement par des gens qui se sont embrassés. Une main porteuse du virus qui touche dans un second temps le masque. Ou un masque sali par le virus, la main qui le touche puis les yeux.

Il est impératif d’avoir comme automatisme, comme tout soignant : je mets mon masque et je ne le touche plus. Vous l’enlevez par les élastiques et vous désinfectez vos mains.

Touchez tout ce que vous voulez mais jamais votre visage avec des mains « sales ».

  • La distance sociale.

Oui, la proximité fait partie des moyens de propagation du virus. Je doute sincèrement que parler à quelqu’un puisse contaminer aussi facilement que l’on veut nous faire croire. Ce sont les postillons, les sons, les mimiques et les onomatopées  qui sont responsables.  La prudence veut que nous gardions nos distances lorsque nous nous parlons.

  • Ne pas se toucher les uns les autres.

Que c’est dur !!! Surtout dans nos sociétés où le côté tactile est si important. Comment ne pas offenser quelqu’un lorsqu’on le salue sans lui tendre la main, ou lui faire une bise ? Pourtant nous devons nous contrôler. Nous devons nous obliger à nous aimer et nous saluer de loin.

  • Eduquer vos enfants dès leur plus jeune âge.

Ma fille avait 3 ans quand ce virus a débarqué dans notre pays. J’ai pris les choses en main. Pendant le confinement nous avons joué à mettre le masque. Une fois dehors elle était prête. Aujourd’hui, elle sort avec le masque et demande le gel dès qu’elle touche quelque chose. Le souci reste l’école mais je demeure assez stricte possible de ce côté là… Le risque zéro n’existe pas. Alors je fais ce que je peux.

Je suis, en théorie, la seule à embrasser mes enfants pour limiter les contacts. Ni les grands-parents, ni la famille, ni les amis en ont le droit. Je reconnais, malgré tout, avoir d’énormes difficultés à faire passer le message. Mes filles ont compris, elles connaissent et comprennent le coronavirus. Elles ne se laissent embrasser par personne d’autre que moi.

Ces règles de sécurité sont valables pour tous et bien évidemment pour les personnes à risque comme les diabétiques.

Que pouvons-nous dire aujourd’hui sur le diabète et le covid-19

Il y a 8 mois, on ne savait rien ou presque. Par peur, on a plongé les diabétiques dans une croyance dramatique, celle que le diabète, type 1 et type 2, augmenterait le risque de contracter la covid-19. Quelle hérésie ! Il n’y a pas plus de risque de contracter ce virus.

En revanche, lorsqu’on a une maladie chronique, les complications graves se développent plus facilement.  C’est aussi une certitude.

En ce qui concerne le diabète, pneumonie et détresse respiratoire aiguë sont les complications majeures rencontrées. L’hospitalisation en réanimation est souvent nécessaire et se solde en règle générale par une intubation. La conclusion malheureuse de ce périple médical dans beaucoup de cas est le décès.

Pourquoi le risque de développer une forme sévère est-il majoré quand on est diabétique ?

La réponse est simple et reste valable quel que soit le type d’infection.

L’élévation permanente de la glycémie altére le système immunitaire. Elle peut vous rendre vulnérable face aux maladies infectieuses. Elle rend difficile la gestion des thérapies et fait précipiter un état instable.

D’un autre coté, ce sont les infections elles-mêmes qui peuvent également être à l’origine d’un déséquilibre de la glycémie. Elles peuvent engendrer et aggraver certaines complications du diabète surtout celles déjà présentes.

Vous comprendrez ainsi pourquoi la population diabétique a une sensibilité plus prononcée aux infections que la population générale, et pourquoi le diabète en lui-même est un facteur de risque de complications.

Il existe néanmoins un doute sur l’existence d’un sur-risque si le diabète est à la base mal équilibré. Pour le Professeur Charles Thivolet, endocrinologue et président de la Société Francophone du Diabète (SFD) : « même si certaines incertitudes demeurent sur ce point, il est logique de penser qu’une amélioration de l’équilibre et du poids, réduit le risque de développer une forme grave en cas d’infection COVID ».

Ceci m’étonne beaucoup car nous savons qu’un déséquilibre des glycémies augmente les risques de surinfections, complique les cicatrisations, rallonge les prises en charge des maladies comme les infections pulmonaires, diarrhée etc.

Ainsi, malgré l’absence encore de données probantes, je vous demande de redoubler de prudence.

Le diabète de Type 1 et le diabète de type2 ont-ils les mêmes facteurs de risque face à la covid-19 ?

La réponse est non.

Une étude française a répertorié près de 3000 patients diabétiques hospitalisés pour une forme grave de la Covid-19 entre le 10 mars et le 10 avril 2020.

Les résultats montrent :

  • Age moyen 70 ans
  • Majoritairement des hommes (65%).
  • Très majoritairement atteints de diabète de type 2 (89% versus 3% de type 1 et 3% de diabète découverts à cette occasion).
  • Du surpoids et de l’obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30) ;
  • Des complications préexistantes liées au diabète (micro ou macro-vasculaires), responsables de problèmes rénaux ou cardiaques par exemple ;
  • Des pathologies associées (hypertension, problèmes pulmonaires ou hépatiques…).

La grande majorité des patients hospitalisés pour la Covid-19 avaient donc un diabète de type 2. Le diabète de type 1 était peu fréquent et associé à un meilleur pronostic chez les sujets les plus jeunes (avant 55 ans).

Qu’en est-il des jeunes ?

En ce qui concerne les enfants et les adolescents qui sont presque exclusivement de type 1, les données sont rassurantes. Ils ne souffrent pas en général, de complications et ne présentent pas de formes sévères.

Heureusement, aucun décès n’est à déplorer en France chez les moins de 15 ans.

En revanche, ce n’est pas le cas pour les patients d’âge supérieur à 50 ans…

Qu’en est-il des femmes enceintes ?

La grossesse et le diabète, y compris le diabète gestationnel, ne font pas bon ménage. Il y a augmentation du risque de développer des complications dues à la Covid-19. Les changements physiologiques qui se produisent durant la grossesse expliquent cette augmentation des risques pour les femmes enceintes.

Même si aucun virus n’a été détecté dans le placenta ou dans le lait maternel, le risque zéro n’existe pas. Et il faut rester prudents.

La prudence, le respect des gestes barrières, le contrôle stricte de vos glycémies sont les règles de sécurité que vous devez appliquer sans pouvoir relâcher vos efforts.

Ce virus est là. Théories complotistes ou pas, naturel ou fabriqué par l’Homme, compétence ou incompétence de l’état, il est là. Personne ne peut présager de sa virulence et de sa létalité, s’il vous atteint.

Il faut être conscient que les hôpitaux commencent à être saturés. « Les places en réanimation sont données à ceux qui ont une chance de s’en sortir vivant » dixit Mr Martin Hirsh, directeur général de l’AP-HP, dans une interview  en date du 09 novembre 2020.

Je suis là pour répondre à vos questions. Je vous accompagne pendant cette période de confinement encore plus que d’habitude.

Posez-moi vos questions via mon mail  contact@diabetcontrol.com

Ce site a été créé pour vous aider à gérer votre diabète en toute situation.

Bon courage à tous et soyez prudents.

Dr Audrey Levy

Allaitement et diabète

Allaitement et diabète

Lors d’une grossesse le diabète se décompense souvent. La gestion est un peu ardue car les besoins nutritionnels augmentent, les changements hormonaux influent sur le diabète et la prise médicamenteuse en est perturbée.

Après l’accouchement se pose le problème de l’allaitement. La peur des yoyos glycémiques peut freiner beaucoup de femmes. Comment faire si vous tenez bébé et qu’une hypoglycémie survient ? La fréquence des tétées peut vous provoquer ces hypoglycémies et entre les deux vous ne vous êtes pas forcément alimentées ou contrôlées avec un dextro.

Je comprends.

Il est vrai aussi que l’allaitement peut vous demander de tels efforts, que votre alimentation s’en trouve dérèglée au point d’être en hyperglycémie beaucoup trop souvent voire constamment. Attention ! Non seulement c’est mauvais pour vous mais c’est aussi mauvais pour bébé !

En ce qui vous concerne, il faut savoir que l’hyperglycémie retarde la montée de lait post-partum et rend difficile le démarrage de l’allaitement. Elle augmente le risque de crevasse. Leur apparition est quasi automatique dans le cas d’hyperglycémies prolongées. La crevasse est une plaie, dont le processus de cicatrisation est long. Chez une femme diabétique en hyperglycémie régulière ou constante, c’est une souffrance, une source d’infection et un casse-tête sans fin.

En ce qui concerne bébé, il semblerait qu’une hyperglycémie au moment de la tétée ait un impact négatif sur lui. En effet, l’exposition à trop de glucose en début de vie pourrait avoir un impact significatif sur la prise de poids et la régulation de l’appétit par la suite. Il a été constaté que ces enfants seraient très souvent en surpoids dès l’âge de 2 ans. Ce qui donne à réfléchir sur les complications précoces dans leur vie future…

Comment faire alors ?

Il n’y a rien de bien compliqué en soi. Tout est une question d’organisation. Alors oui il faut être organisée.

  • Contrôle de la glycémie. Forcez-vous à contrôler plusieurs fois vos glycémies par jour !! Et je ne parle pas de simplement 3 fois !

L’allaitement c’est vraiment prenant. Alors au début, tout du moins, faites un dextro avant et après une tétée.

Ainsi vous ajusterez votre alimentation et votre thérapie. Puis une fois les choses réglées, vous pourrez passer à 3 contrôles par jour voire moins.

  • Les courses. Prévoyez un encas à prendre rapidement en cas d’hypoglycémie majeure. Une nuit plus difficile qu’une autre, un repas sauté pour n’importe quelle raison et voilà la catastrophe.

Nous sommes en période de Covid, de couvre–feu, peut-être un nouveau confinement. Vous devez être prévoyante. La meilleure arme en temps normal, ce sont les jus de fruits frais. Mais pas en cas d’allaitement car cela peut provoquer des coliques chez bébé. Nous devons faire exception, je vous conseille les gâteaux et fruits secs. Contrôlez les étiquettes et essayez de limiter les apports en glucides.

J’ai découvert récemment que les confections de fruits secs contenaient du sirop de glucose…

Quel intérêt ?? Je ne comprendrai jamais. Je sais juste l’effet négatif sur la santé. Alors soyez vigilantes car on en trouve des naturels, sans sucre inutile ajouté.

  • Dormez aussi souvent que possible. En général on dit : dormez quand bébé dort. C’est vrai !

On coupe la télévision et le téléphone. Si vous pouvez vous reposer, vous ferez moins d’hypoglycémie. Vous contrôlerez mieux votre glycémie.

  • Faites-vous aider par votre mari, votre compagnon, votre famille, des ami(e)s le plus possible pour vous reposer.
  • Si vous êtes en hyperglycémie, pensez à faire une petite marche avec bébé. En plus l’air repose bébé, un peu de calme fait du bien à tout le monde.

Allaitement 3/6/9 mois ou plus… à votre guise et vos possibilités. Quoiqu’il en soit, la glycémie fluctuera avec vos besoins en énergie. Les nuits blanches, les dents, un rhume vous rendent sujettes aux hypoglycémies et à manger plus. L’histoire du yoyo se répète. Voilà pourquoi je vous préconise un contrôle assidu.

C’est pénible ! Je m’en rends compte.

Avez-vous le choix? Non, pas vraiment.

Combien de temps cela va-t-il durer ? Quelques mois, alors ne flanchez pas.

L’allaitement en vaut la peine, pour bébé et pour vous.

Il peut être une source de plaisir et un moment de partage avec bébé. Il est la continuité du lien intra-utérin avec bébé. Vous en avez tous les deux besoin.

Je suis là pour vous aider dans la réalisation de cette étape avec votre enfant.

Pour toutes vos questions et vos doutes, diabetcontrol.com est là pour vous soutenir et vous aider.

Dr Audrey Levy

FAQ diabète

FAQ diabète

Vous êtes diabétiques, vous connaissez déjà de nombreuses choses sur la maladie. Vous avez régulièrement une visite avec votre médecin traitant. Vous voyez votre diabétologue. Vous avez un traitement bien établi que vous suivez. Vous faites régulièrement des analyses sanguines, des examens complémentaires comme scanner, échocardiographies. Vous avez des rendez-vous avec un nutritionniste.

Malgré cette prise en charge, vous n’arrivez pas à maintenir une glycémie normale.

Que se passe-t-il ?

Un diabète mal géré devient une maladie chronique handicapante.

Le rapport avec le médecin traitant et le diabétologue est primordial pour bien comprendre les enjeux face à la maladie. Souvent, et pour diverses raisons, la confiance, l’écoute, la compréhension ne s’installent pas, la collaboration ne fonctionne pas.

Les règles pour bien gérer votre diabète deviennent ainsi mal comprises.

Les médecins ont un temps déterminé avec leur patient. Ce dernier se retrouve comme au point de départ, livré un peu à lui-même.

Le sujet n’est pas de comprendre d’où vient le problème entre les différents acteurs : vous et les médecins.

Il est question de trouver la meilleure manière de vous aider.

Le patient est une Personne. C’est ce que mes pairs me répétaient sans cesse.

Nous avons tous notre degré de compréhension. Nous avons tous une manière d’enregistrer l’information. Nous avons tous un niveau de sensibilité diffèrent.

Nous ne pouvons pas appliquer le même discours à tous les patients.

Nous ne pouvons pas appliquer le même régime alimentaire à tous les patients sans tenir compte de leur quotidien, leurs activités, leur mental, leurs besoins.

Alors que faire ?

Les complications effraient et ne sont pas négligeables. Elles s’installent de façon insidieuse.

Après tellement d’années de gestion du diabète par les autorités de santé, l’échec est flagrant.

Malgré tous les médicaments existants, toutes les techniques utilisées, toutes les campagnes de prévention, il est fort de constater que cette maladie progresse de façon exponentielle et à vitesse grand V.

Prenons le problème sous un autre angle. Essayons pour une fois de nous concentrer sur le patient, donc la Personne.

Cette fois-ci, c’est un médecin qui vous le demande.

J’ai les réponses à vos questions, je le sais. J’ai juste besoin de les connaître.

Je ne peux me mettre à votre place, mes problématiques seraient différentes des vôtres. Mon but est de vous aider à contrôler, gérer votre diabète et surtout de vivre une vie suffisamment libre avec.

Essayons de mettre en place une sorte de consultation inversée et à la carte.

Posez-moi vos questions sur mon mail contact@diabetcontol.com ou via le forum.

J’y répondrai personnellement.

Ensemble nous pouvons vaincre le diabète.

 

Dr Audrey Levy